Je dors peu, rêve plus, j'ai le sommeil détraqué
Je fais flipper, je pense à des choses qui me ressemblent guère
Je suis là pour accomplir ma destiné, et on dirait que je pars en guerre
Sur le champ de bataille,
C'est ma vie, mon époque,
Mes potes, ma rue, son école
Je peux pas porter toute la misère du monde sur mes épaules
Je veux pas me courber le dos
Je préfère marcher seul comme ça personne ne pourra me tourner le dos
Au pire, je peux toujours compter sur ma peine pour me tenir compagnie
J'entends pas chanter les oiseaux, j'entends que le chant des corbeaux
Vivre la nuit, c'est comme fuir le monde réel, les gens normaux
Quand je les ai pas à fleur de peau, j'ai les nerfs solides
Des fois, y a de l'amour dans nos yeux, d'autres fois, nos regards sont vides
Garçons, filles, nul n'y échappe
Le jour de la révolte approche, j'aurai le visage masqué d'une écharpe
Je suis écorché vif, pas juste irrité
Le peu que j'ai, je l'ai mérité
J'ai travaillé pour l'avoir, c'est à méditer
Nos jours sont limités,
Moi je sais toujours pas où appeler, pour savoir combien il me reste de temps, d'unités
Je prône l'humilité, me parle pas d'unité
Quelle utopie,
Tout s'achète, tout se vend dans ce monde, quel est ton prix?
Je comprends le langage de l'amour, sans le parler couramment
Je me cherche encore mais j'ai bien peur que ce soit la mort qui me trouve avant
J'arrive sur la roue avant en 2009, fais tirer jusqu'en 2010,
Ma journée commence aux douze coups de minuit
On arrête pas un homme qui n'a rien à perdre avec un tir de sommation
Je me contenterai pas du lot de consolation
Je maudits cette société de consommation
A trop errer sous le soleil de Satan, je crois que j'ai attrapé une insolation
Je maudits le petit écran
Je pense au temps où j'étais petit et je rêvais que j'étais grand
La vie n'a pas tenu toutes ses promesses
Dis-toi qu'il n'y a pas de solution à chaque problème
Pour m'apaiser, je lis des proverbes, des poèmes
Je cherche de l'aide dans les paroles du Prophète,
Parfois, je m'égare parce que j'ai trop faim
Et c'est bien connu, le Diable possède trop de feintes
Quitte à choisir, mieux vaut trop en faire que pas assez
Saisis ta chance quand d'autres la regardent passer sous leurs yeux
Sous mes yeux, le sol s'ouvre
Y a pas de remède, pour ce dont je souffre
J'étouffe, faut que je trouve mon second souffle
Sous mes pieds la terre tremble
Faut me coller un flingue sur la tempe
Pour me voir fredonner un air tendre




